Les invendues de la ZAD

Rien à négocier, Rien à déclarer

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A propos

“Les vauriens vallant de l’or voguent libres, voguent libre avec un drapeau pirate, si puissant quand ça dérape“ Ratur


Longtemps passés sous silence, on n’entend parlez de nous que pour parler d’agressions de violences, nos façons de parler ne collent pas avec la bonne société, même celle de la ZAD. On ne veut pas donner une image différente de ce qu’on est, nous avons nos défauts et nous sommes tou-te-s différent-e-s, radis-co, zonard-e-s, inadapté-e-s, fous et solitaires, nous n’avons pas l’habitude de façonner notre image dans les médias ni envie de changer notre façon d’être pour ne pas effrayer le bon citoyen; Des sous-citoyens nous en avons toujours été, on avait pas peur de la liberté qu’offrait la ZAD on s’y est senti comme jamais chez nous, bien plus que celleux qui se sont servis de nos faits-d’armes et de nos cabanes comme une vitrine pour transformer la ZAD en parc d’attraction, jusqu’à baliser les chemins, nettoyer eux-mêmes nos routes des cabanes et des chicanes et reproduire les normes que l’on fuyait, puis finalement s’installer légalement; Ici on ne prend pas le thé avec la préfète car on sait qu’elle est responsable des agissements de la police et des rafles de nos frères et sœurs sans papiers, mais on invite tous les insoumis-es tou-te-s celleux qui prennent chère à partager de la chaleur humaine…